La Cour des comptes a publié dimanche soir son bilan sur le soutien public à l'informatique quantique en France, dotée de 1,8 milliard d'euros depuis 2021. Elle pointe un financement jugé fragile face à la concurrence internationale.
L'informatique quantique, technologie de rupture par excellence capable de bouleverser des secteurs entiers, est devenue un enjeu de souveraineté pour la France. La Cour des comptes vient de rendre son verdict sur la stratégie nationale quantique lancée par l'État en 2021, à l'époque dotée de 1,8 milliard d'euros, dans une enquête menée en parallèle de celle de son homologue allemand. Le constat est en demi-teinte, avec un écosystème de start-up prometteur. Elles sont aujourd'hui cinq (Alice & Bob, C12, Quobly, Pasqal et Quandel) à chercher à fabriquer un ordinateur quantique tolérant aux fautes, en étant engagées dans le programme Proqcima. Mais les financements publics peinent à suivre le rythme de la concurrence mondiale, sur fond de désaccords discrets mais bien réels entre administrations sur qui doit vraiment piloter cet argent.
Pour comprendre pourquoi cette technologie fascine autant les États que les industriels, il faut remonter à sa base : une propriété...
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