Assurance habitation : en Île-de-France, les aléas climatiques pèsent plus que les cambriolages dans les cotisations : Actualités - Orange

Orange - 20/07
En Île-de-France, les cotisations de l’assurance habitation connaissent une hausse inédite tirée par la multiplication des sinistres climatiques. L'Essonne et la Seine-et-Marne sont en première ligne de cette augmentation des risques climatiques, et donc des augmentations de tarifs. Les primes d’assurance habitation s'envolent en Île-de-France, portées par une envolée des risques naturels qui supplante désormais le facteur de la criminalité, rapporte Le Parisien. Selon le dernier baromètre du comparateur Assurland.com, la prime moyenne dans la région a progressé de 15,5 % sur un an pour atteindre 314 euros, dépassant la progression moyenne nationale (+13 %, à 310 euros). Cette dynamique découle principalement de l'impact des inondations et du phénomène de retrait-gonflement, qui apparait lorsque les sols argileux, sensibles aux variations de teneur en eau, se rétractent en cas de sécheresse ou gonflent en cas d’apport en eau important, mettant alors en péril les bâtiments. Les départements les plus touchés par cette flambée tarifaire sont l’Essonne (+24,3 %) et la Seine-et-Marne (+20,3 %). Abritant un parc important de maisons individuelles, plus coûteuses à assurer qu'un appartement, ces zones subissent de plein fouet les dégâts sur les structures et les sous-sols. Ce type de hausses des cotisations, observées aujourd’hui dans les territoires exposés aux risques climatiques, avait historiquement lieu dans les départements sujets aux cambriolages. Pourtant, en Seine-Saint-Denis, ou le taux de vols est plus élevé, les assurés n’observent qu'une hausse de 10,8 %. L'impact financier des risques liés au changement climatique À ces sinistres locaux s'ajoute l'alourdissement du régime national des catastrophes naturelles, dont la surprime obligatoire est passée de 12 % à 20 % en janvier 2025 pour pallier un déficit récurrent. Selon la fédération France Assureurs, la facture annuelle moyenne liée aux événements naturels à l'échelle nationale est passée de l’équivalent de 1,5 milliard d’euros dans les années 1980 à 5,3 milliards d’euros sur la période 2020-2025. Face à une facture cumulée des aléas climatiques qui pourrait atteindre 143 milliards d'euros d'ici 2050, les assureurs répercutent également la hausse du coût des matériaux et des réparations. Pour limiter la pression financière sur les ménages, les spécialistes du secteur préconisent la mise en concurrence régulière des contrats, facilitée par la possibilité de résiliation dès la fin de la première année d'engagement.

En Île-de-France, les cotisations de l’assurance habitation connaissent une hausse inédite tirée par la multiplication des sinistres climatiques. L'Essonne et la Seine-et-Marne sont en première ligne de cette augmentation des risques climatiques, et donc des augmentations de tarifs.

Les primes d’assurance...
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