Pendant des décennies, la cause semblait entendue. Le risque de mégafeux n’existait que sur le pourtour méditerranéen, ainsi que dans la gigantesque forêt artificielle des Landes. Mais en asséchant la végétation bien au nord de la Loire, le réchauffement climatique est en train de rebattre les cartes. L’été 2022 avait constitué une première rupture. Près de 72 000 hectares avaient été ravagés par les flammes, six fois plus que la moyenne habituelle, dont plus de 30 000 dans le seul département de la Gironde. Surtout, pour la première fois, quasiment tout le territoire avait été touché : 52 dé...
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