6 obstacles en attente de solution... Une initiative franco-allemande pour maintenir la sécurité au Sud Liban

أحمد حافظ - Aljazeera - 19/07
Une initiative franco-allemande prend forme sous l'égide de l'Union européenne à l'approche de la fin de la mission des Forces des Nations Unies (FINUL), mais les questions de légitimité, de financement et d'acceptation régionale déterminent son sort lorsqu'elle sera mise en œuvre sur le terrain.

Le 8 juillet, le Liban et Israël ont conclu le sixième cycle de négociations au niveau des ambassadeurs, et à peine deux jours plus tard, le ministre allemand des Affaires étrangères Johan Wadewohl a présenté une proposition visant à former une force autorisée par l'Union européenne, estimant qu'une telle force pourrait « créer les conditions du retrait de l'armée israélienne sans le retour du Hezbollah ».

La solution apparente que cette proposition implique au dilemme du vide sécuritaire attendu avec le départ des Forces d’urgence des Nations Unies (FINUL) le 31 décembre se heurte à une question problématique : quelle légitimité internationale possède une force qui n’est pas soutenue par une résolution du Conseil de sécurité, comme celle sur laquelle la FINUL a été fondée depuis les années 1970 ?

Dans des déclarations à Al Jazeera Net, des experts militaires et universitaires du Liban et de France étaient en désaccord sur le projet européen. Certains l’ont décrit comme « juste une initiative politique » sans plan ni mécanisme, et d’autres ont limité son succès à 6 conditions entrelacées, révélant les caractéristiques d’une initiative prometteuse, mais elle se heurte à des questions de légitimité, de financement et d’acceptation régionale.

Ce qui rend ce débat plus controversé est que Beyrouth elle-même s’est montrée ouverte à l’initiative, le président Joseph Aoun ayant demandé à l’Allemagne de jouer un « rôle fondamental » dans tout arrangement de sécurité alternatif après le départ de la FINUL.

Alors que la plus grande question reste en suspens : Paris et Berlin, malgré leurs relations historiques complexes avec Beyrouth et Tel-Aviv, ont-ils les clés pour transformer cette intention politique en une force militaire réellement capable de contrôler les frontières les plus volatiles de la région ?

Les forces de la FINUL mettront fin à leurs fonctions dans le sud du Liban à la fin de cette année (Al Jazeera)

Question de légitimité

Une réflexion sérieuse sur le sort de cette initiative commence par un point juridique sensible, et non par des considérations militaires ou logistiques. Depuis ses premiers jours, la FINUL tire sa légitimité de la résolution n° 1701 du Conseil de sécurité, ...
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