Il existe un moyen simple de comprendre les enjeux de la finale de la Coupe du monde. L'Espagne et l'Argentine sont les deux équipes les plus dominantes et ont construit leur chemin sur la même idée : avoir le ballon. Et lors de la grande finale de la Coupe du monde, par définition, l’un des deux devra vivre sans ballon.
Le hic, c’est que tous deux ont déjà montré qu’ils savaient y renoncer. L'Espagne a remporté sa demi-finale contre la France avec moins de possession que son rival (45,8% contre 46,8%), ce qui ne lui était pas arrivé dans tout le tournoi, et a réalisé son match le plus complet. L'Argentine a fait le voyage inverse. Ils ont donné le ballon à l'Algérie dès le début (44,6%) et ont gagné 3-0 ; Il a pris l'avantage sur l'Angleterre en demi-finale (56,5%) et leur a laissé cinq tirs. Celui qui perdra la première poussée pour le ballon ne sera pas mal à l'aise, même si ce sera sûrement l'Espagne qui le dominera davantage. Cela transforme la finale en un duel de démissions : il faudra voir qui acceptera de jouer le jeu de l'autre en premier. Mais ce qui n’est négociable pour personne, c’est l’identité sans le ballon. Et là, les chemins se séparent complètement.
La formation espagnole est basée sur un 4-1-2-3 dans six des sept matchs (Rodri seul pivot, Olmo et Pedri ou Fabián Ruiz intérieurs) ; ce n'est que contre la Belgique qu'il s'est imposé en 4-2-3-1. C'est une équipe avec un système fixe et un plan fixe. Structure dominante et troisième du peloton rival, où il passe entre 27% et 40% du temps. Sa distance défensive moyenne est de 50,3 m et sa vitesse de possession et sa verticalité sont plus rapides et plus droites que ne le suggère sa ...
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