L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) devrait déclarer cette semaine le Fort de Beaufort et une série d’autres sites du sud du Liban, où la guerre entre Israël et le Hezbollah dure depuis près de trois ans, comme sites du patrimoine mondial en danger. Beaufort sera inscrit sur cette liste douteuse avec une série d'autres sites qui, selon l'UNESCO, sont menacés par les guerres ou le changement climatique.
Fort Beaufort. Un symbole de l’hémorragie israélienne au Liban dans les années 80 et 90
(Photo : AFP stringer / AFP)
Les 196 États membres de l'UNESCO voteront à partir de ce vendredi sur l'ajout de sites aux listes du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril, dans le cadre de la conférence de l'organisation qui se tiendra à Busan, en Corée du Sud. "Nous n'avons peut-être pas les moyens de déployer des forces de maintien de la paix, mais nous pouvons envoyer un message au monde entier", a déclaré à l'AFP Lazar Alondo Asomo, directeur du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO. "Ces sites sont importants et tout doit être fait pour empêcher leur démolition." Selon lui, la protection du patrimoine "permet aux communautés traumatisées et affectées par les conflits de commencer à revenir et à se réhabiliter".
Environ 1 200 sites dans le monde sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Souvent, l’inscription d’un site sur cette liste lui permet de bénéficier d’un boom touristique et économique, et peut également conduire à un afflux de financements pour la préservation de sites menacés par la pollution, la guerre et l’abandon. Asumu a noté que la définition d'un site comme « patrimoine en danger » n'est pas une ...
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