Tour de France 2026. État d’esprit, Milan Fretin, Tadej Pogacar… Raphaël Jeune dresse un premier bilan pour Cofidis

Propos recueillis par Hugo Girard, à Mulhouse - Le Progrès - 19/07
Un peu plus de deux semaines après le Grand Départ de son premier Tour de France dans le costume de team manager de la formation Cofidis, Raphaël Jeune dresse un premier bilan de la course. L’ancien coureur doubien de 51 ans évoque également la domination de Tadej Pogacar sur la Grande Boucle, et son impact pour les autres équipes.

Raphaël, ce Tour est votre premier en tant que team manager. Quel bilan provisoire tirez-vous, à l’aube de cette deuxième journée de repos ?

« Je connaissais déjà bien le Tour, puisque c’est mon 23e. En tant que team manager, c’est vrai qu’il y a un peu plus de pression, mais ce n’est pas plus intense que ce que j’imaginais. D’autant plus qu’on avait bien anticipé le Tour de France avec le pôle sportif, le pôle performance. On avait établi un plan très clair, en assumant par exemple de n’avoir personne pour le général. Amener quelqu’un qui joue la 20e place au général, cela veut dire que tu passes inaperçu ; c’est beaucoup d’efforts pour un maigre pécule. »

Quels étaient les objectifs initialement fixés ?

« On avait ciblé les étapes de sprint, et celles pour les baroudeurs avec Ion (Izagirre) et Alex (Aranburu). On a eu un peu de mal à se mettre en route à Barcelone, mais après cinq, six jours, les coureurs étaient très mobilisés. Dans l’étape du Lioran, on a fait un super boulot avant qu’on se relève quand UAE s’est mis à rouler. Dans le peloton, tout le monde fonctionne pareil ; tu te relèves et tu gardes des forces. »

Par rapport aux étapes de sprint, on a souvent vu Milan Fretin être placé. Est-ce lui, la grosse satisfaction de ces deux premières semaines ?

« Milan, il ne faut pas oublier que c’est son pre...
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