Eleanor Jourdain, 37 ans, et Charlotte Moberly, 55 ans, deux très sérieuses enseignantes anglaises en vacances, décident, en ce 10 août 1901, de braver la canicule et le temps orageux et de visiter le domaine de Versailles. Mais voilà qu’elles s’égarent en cherchant le Petit Trianon. Fatiguées, elles demandent leur chemin à deux hommes en livrée verte, coiffés d’un tricorne, bêches à la main, qui leur indiquent de poursuivre tout droit. Des jardiniers, sans doute. Plus loin, les amies croisent une femme et sa fille de 12 ou 13 ans, vêtues d’une façon désuète, près d’une petite maison. Elles aperçoivent un kiosque de style chinois. Le temple de l’Amour, pensent-elles. Là, un homme, visage vérolé et regard dur, les glace d’effroi.