Qu’on me permette de commencer par un souvenir personnel. En 2000, jeune embauchée à Psychologies, je me souviens encore de ma première rencontre avec Claude Halmos. J’étais très impressionnée par celle que je lisais assidûment et dont j’entendais parler avec respect et crainte. Alors que j’attendais une femme austère et froide, j’ai vu arriver une mince silhouette moulée dans une combinaison à motif léopard, un port de tête majestueux, dû à des années de pratique de la danse classique, une longue tresse brune battant dans son dos… Elle que j’appris ensuite à connaître pour son humour acide et ses éclats de rire généreux cultivait une sécheresse, voire une sévéri...
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