Fabienne Reberioux
Membre des Amis des combattants en Espagne républicaine
« De tous les peuples et de toutes les races, vous êtes venus à nous comme nos frères, comme fils de l’Espagne immortelle, et aux pires jours de notre guerre (…) » La Pasionaria
Dès l’été 36 à l’été 1938, des milliers d’hommes et plusieurs centaines de femmes – 40 000 au total dont près de 10 000 Français et Algériens – accourent en Espagne.
Ils viennent défendre la République espagnole contre le coup d’État franquiste. Ils ont compris que ce qui est en cause n’est pas seulement la survie de la République Espagnole, c’est la défense de la France et de l’Europe face à la menace nazie. Ils sont lucides alors que la France et la Grande-Bretagne prônent la « non-intervention » et que Hitler et Mussolini arment les putschistes.
Ils sont communistes, anarchistes, socialistes, sans parti, syndicalistes, ouvriers et employés, médecins, infirmières, intellectuels, pilotes et mécaniciens de l’escadrille Malraux. Ils viennent de France, Français et Espagnols immigrés, antifascistes allemands, Italiens, Polonais réfugiés ayant fui les dictatures et l’antisémitisme. Ils viennent de Belgique, de Suisse, d’Europe centrale, des pays Baltes, passant les frontières suspicieuses, ou arrivent des Amériques par les ports du Havre ou de Bordeaux.
Federica Montseny Mañé, « l’indomptable » première femme ministre d’Espagne
Les précurseurs des Brigades internationales s’engagent dès août 1936, pour certains dans les milices, et forment ensuite les bataillons T...
[Courte citation de 8% de l'article original]