Des astrophysiciens ayant utilisé l'interféromètre du Very Large Telescope de l'Observatoire européen austral (le VLTI de l'ESO) ont observé un disque de poussière entourant le trou noir supermassif au cœur de la galaxie Messier 77, dont des caractéristiques sont bien celles attendues depuis une trentaine d'années pour les noyaux actifs de galaxies. La découverte consolide ainsi l'astrophysique des trous noirs décrite par ce que l'on appelle le « modèle unifié » des AGN.
L'avalanche de confirmations de la théorie des trous noirs continue avec un communiqué de l'ESO qui accompagne une publication dans le célèbre journal Nature que l'on peut consulter en accès libre sur arXiv. En 2015, nous avions fêté le centenaire de la découverte finale par Einstein de sa théorie de la relativité générale et la même année étaient détectées sur Terre pour la première fois les ondes gravitationnelles venant d'une autre prédiction spectaculaire de sa théorie relativiste de la gravitation, les trous noirs. En 2019, ce fut la divulgation de la première image d'un trou noir prise avec l'Event Horizon Telescope, celle du trou noir au cœur de la galaxie M87.
Depuis des décennies, on pense que ces astres relativistes sous leur forme supermassive, c'est-à-dire contenant au moins un million de masses solaires et parfois plusieurs milliards, sont à l'origine des noyaux actifs de galaxies (AGN ou active galactic nucleus, en anglais) mis en évidence notamment par les radioastronomes, mais aussi par les astronomes sans que ces AGN soient forcément des sources radio. Ces AGN se caractérisent par des phénomènes particulièrement énergétiques sous une forme ou sous une autre, par exemple des jets de matière relativistes sur des milliers d'années-lumière, et c'est une découverte qui ...
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