La baisse de la production de riz reflète les échecs des politiques, du marché et du climat

Dr. Teodoro Mendoza PhD - Inquirer - 15/07
Un garçon marche dans une rizière desséchée à Tanza, Cavite, alors que le bureau météorologique de l'État a émis une alerte El Niño sur cette photo d'archive. (Marianne Bermudez/Inquirer) La Fédération des Paysans Libres
Un garçon marche dans une rizière desséchée à Tanza, Cavite, alors que le bureau météorologique de l'État a émis une alerte El Niño sur cette photo d'archive. (Marianne Bermudez/Inquirer)

La Fédération des agriculteurs libres prévoit une forte baisse de la production de riz au quatrième trimestre 2026, en invoquant des importations excessives et inopportunes, les coûts élevés des engrais et El Niño.

D'autres facteurs contribuent également à ce déclin : la conversion incontrôlée des terres agricoles qui a définitivement supprimé les zones de production de riz ; la lassitude des agriculteurs qui a conduit à une « grève des plantations » après des pertes économiques répétées ; une irrigation inadéquate, en particulier dans les zones pluviales ; et des champs secs.

Le rapport identifie la loi sur la tarification du riz (RTL) de 2019 comme la cause première de la lassitude des agriculteurs. En abolissant les restrictions quantitatives et en n'appliquant pas la Loi sur les mesures de sauvegarde, le gouvernement a laissé les prix du palay tomber entre 10 et 12 pula par kilogramme pendant trois à quatre campagnes agricoles. Les agriculteurs sont désormais lourdement endettés.

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Bien que les prix du palay aient ensuite augmenté jusqu'à 27 pesos le kilogramme, cette augmentation est intervenue après que la plupart des agriculteurs ont récolté et vendu leurs récoltes. La National Food Authority (NFA) est censée acheter du palay frais à 17 P par kilogramme et du palay sec à 20 P par kilogramme, mais elle ne dispose pas de fonds suffisants pour l'achat.

Vendre aux commerçants à 15 P le kilogramme est inférieur au prix d'équilibre. De nombreux agriculteurs ont décidé de ne pas planter en disant : « Lalo lang malulugi at babaon sa utang ».

À l’aide des données disponibles et d’analyses sur le terrain, ce rapport rassemble les importations, les coûts des intrants, les conditions climatiques et les questions foncières dans un cadre unique. Il soutient que le déclin prévu au quatrième trimestre 2026 n’est pas un creux cyclique mais la convergence d’une défaillance du marché, d’une défaillance politique et d’un stress écologique.

Sans changements dans la politique foncière, sans rétablissement de l’irrigation et sans volumes d’importation calibrés en fonction des revenus des agriculteurs, les Philippines risquent une dépendance accrue aux importations, un appauvrissement rural et une souveraineté alimentaire réduite.

Introduction

Le riz reste la principale source de calories pour les Philippins, représentant 45 à 70 % de l'apport quotidien. Pourtant, la base de production du pays est soumise à une pression sans précédent.

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Le président de la Fédération des agriculteurs libres (FFF), ancien secrétaire à l'Agriculture, prévoit une baisse significative de la production de riz au quatrième trimestre 2026.

Les raisons sont connues : les importations de riz ont bondi, faisant baisser les prix du palay jusqu'à 10 à 12 pesos par kilogramme pendant trois à quatre saisons de récolte, bien en dessous du coût de production de 18 à 20 pesos par kilogramme.

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Dans le même temps, les prix des engrais restent élevés suite aux chocs pétroliers et gaziers mondiaux, tandis qu’El Niño menace de réduire les rendements de plusieurs centaines de milliers de tonnes.

Ce rapport soutient que l'analyse FFF est correcte mais incomplète. Il prend en compte la compression des prix et les risques climatiques, mais ne re...
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