Comment se portent les hôpitaux de Wallis et de Futuna ?
Dominique Cheveau : Les hôpitaux se portent bien, la situation sur notre île est très spécifique, le système de santé local repose sur l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna. Celle-ci est en charge des deux établissements hospitaliers : l’hôpital de Sia à Wallis et l’hôpital de Kaleveleve à Futuna, situés à 240 kilomètres l’un de l’autre. Cette agence supervise aussi trois dispensaires qui proposent des consultations en médecine générale, des services de protection maternelle et infantile (PMI), des soins dentaires. L’Agence a donc des missions de santé publique, d’épidémiologie et de prévention.
Cet établissement public que vous dirigez est chargé de la mise en œuvre de la politique de santé dans un territoire non doté de régime général de Sécurité sociale ni de fiscalité affectée. Pourquoi ?
Cette spécificité repose sur un accord conclu entre Wallis-et-Futuna de l’État lors de l’association du territoire à la République. Il a été convenu que la santé resterait totalement gratuite pour tous. Que ce soit pour les habitants ou pour les touristes de passage, les frais de santé sont pris en charge par l’État. Il n’existe pas de médecine libérale, l’Agence de santé reste le seul opérateur de soin, il intègre les deux hôpitaux et trois dispensaires.
Les hôpitaux sont-ils en tension ?
Les hôpitaux représentent 20 % de l’activité de l’agence. Ce sont de petits établissements dont l’activité n’est pas très importante. C’est exceptionnel que nous soyons saturés. Nous avons 20 lits de médecine, 20 lits de chirurgie, un b...
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