À peine élu à la présidence du Sillon Lorrain, Pierre Cuny affiche une ambition claire : redonner à cette alliance des métropoles et agglomérations de Metz, Nancy, Thionville et Épinal un véritable poids politique.
Si vous deviez donner votre définition personnelle du Sillon Lorrain, quelle serait-elle ?
Pierre Cuny : « C’est compliqué parce qu’il y a eu trois phases dans le Sillon Lorrain. Au début, c’était une association de quatre maires qui, en 2005-2006, décident de se voir de temps en temps pour ouvrir un dialogue qui n’existait pas. Les quatre maires d’Épinal, Thionville, Nancy et Metz ne se parlaient pas du tout. André Rossinot à Nancy, Jean-Marie Rausch à Metz, Jean-Marie Demange à Thionville et Michel Heinrich à Épinal. C’est devenu en 2011, avec la loi Maptam et la réforme des territoires, le pôle métropolitain. Ni Metz ni Nancy ne pouvaient, à l’époque, prétendre à devenir une Métropole. André Rossinot a trouvé ce système de créer un pôle métropolitain regroupant les quatre agglomérations pour aller postuler sur des appels à projets métropolitains. Si je m’arrête là, c’était une idée de génie. Cela a permis d’aller chercher la French Tech, tout l’écosystème numérique qui n’était ouvert qu’aux quinze Métropoles françaises. Le Sillon a aussi permis la création de l’Université de Lorraine. Je rappelle qu’avant le pôle mét...
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