Shaqiri et la fin de la « Potion du monde » : pourquoi le mythe des étés ne convient-il plus à la Suisse ?

Gonzalo Mendo - Marca - 11/07
Il y a des joueurs qui deviennent grands dans les clubs. Et puis il y a Xherdan Shaqiri

Il y a des footballeurs qui ont besoin du confort du quotidien pour briller et d’autres qui n’appréhendent l’existence qu’à travers le mysticisme des grands événements. Xherdan Shaqiri appartient, sans aucun doute, à cette dernière lignée d’élus. Sa carrière contient l'un des paradoxes les plus fascinants du football moderne : un voyage de contrastes où les projecteurs des meilleurs clubs du continent ont fini par éclipser un joueur qui, pourtant, grandissait surnaturellement à chaque fois qu'il enfilait le maillot de son pays.

Alors que d’autres joueurs portaient le poids de leur équipe nationale sur leur dos, Shaqiri semblait apprécier. Les grands tournois étaient son habitat naturel. C’est pourquoi il est étrange de voir la Suisse participer à la Coupe du monde 2026 sans lui pour la première fois depuis plus d’une décennie.

Le paradoxe Shaqiri : le lycée qui s'est réveillé en été

Shaqiri a eu plus de régularité au Bayern

Le CV de Shaqiri dans le football de club fait peur à cause des noms, mais trompeur à cause de son poids. Il est arrivé au Bayern Munich (2012-2015) avec l'affiche d'être l'une des promesses les plus éhontées du continent. En Bavière, il a absolument tout gagné (une Ligue des Champions et trois Bundesligas), mais son football en salle a été enterré sous la tyrannie d'une génération unique : les Robbens, Ribéry, Müller et Kroos. Ses chiffres à Allianz (81 matchs, 17 buts et 11 passes décisives) décrivent parfaitement sa réalité : un second rôle de luxe dans un chef-d'œuvre. Il a beau...
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