Un phénomène est exacerbé en Europe, représenté par les tentatives des dirigeants des mouvements populistes de transformer les décisions judiciaires et les enquêtes financières qui les persécutent en batailles politiques avec les agences de l'État, en s'adressant directement aux électeurs et en se présentant comme des victimes de ces institutions.
Cette tendance est clairement évidente dans les cas de Marine Le Pen, leader du parti d'extrême droite Rassemblement national en France, et de Nigel Farage, leader du Parti réformiste britannique, qui ont choisi de recourir aux urnes au lieu d'attendre les résultats des procédures judiciaires.
Mardi dernier, un tribunal français a condamné Marine Le Pen à 3 ans de prison, dont deux ans avec sursis, et un an sous surveillance électronique via un bracelet électronique à la cheville, après avoir été reconnue coupable dans une affaire de détournement de fonds du Parlement européen.
Mardi, la Cour d'appel de Paris a réduit la période de privation de fonctions publiques de Le Pen, ce qui signifie pratiquement que la peine aura expiré avant la date des prochaines élections présidentielles, laissant les portes ouvertes à sa candidature aux élections présidentielles de 2027 pour succéder au président Emmanuel Macron, qui n'a pas le droit de briguer un nouveau mandat.
Le Pen a annoncé qu'elle se présenterait aux prochaines élections présidentielles françaises, malgré sa condamnation (européenne)Ces évolutions de la scène politique européenne ont été analysées par le journal américain The Wall Street Journal et les journaux britanniques The Guardian et Financial Times.
Dans un rapport de la directrice de son bureau à Paris, Stacey Mectrie, le Wall Street Journal rapporte que Marine Le Pen et Nigel Farage suivent une stratégie similaire basée sur le déplacement de l'affrontement des arènes de la justice et des or...
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