Pourquoi certains Lorrains jettent-ils l’éponge avec le Luxembourg ? - La Semaine

LaSemaine - 10/07
DOSSIER. Cécile, Justine et Claire* ont fait leurs armes au Luxembourg. Des expériences variées – allant de quatre à vingt ans – auxquelles elles ont choisi de renoncer. Elles ne s’y sentaient plus réellement à leur place et même le salaire attractif ne suffisait plus à compenser les désagréments.

Elles l’ont fait. Travailler au Luxembourg. S’imposer un rythme très proche du métro-boulot-dodo parisien. Accepter de laisser s’échapper une partie de leur vie. Ici, à la place du métro, on parle de train ou d’une A31 saturée. Les trajets occupent une place considérable dans le quotidien des frontaliers. On sait à quelle heure on part, jamais à quelle heure on rentre. Pour Cécile, 29 ans, ils représentaient au minimum trois heures par jour.

Du temps perdu. Impensable à concilier avec un rythme professionnel effréné. Dans cette course contre la montre, sa voiture était devenue son deuxième bureau. La première heure était consacrée aux appels à la famille. Le reste aux coups de fil et aux vi...
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