Un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) comparaît depuis ce lundi devant la cour d’assises de Mayotte pour des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les faits remontent au 13 juillet 2022, lors d’une opération montée pour interpeller un homme activement recherché pour des faits criminels de viols sur mineur. Le procès doit se dérouler sur deux jours, avec un verdict attendu ce mardi.
Ce jour-là, les policiers pensent tenir leur cible. L’homme, connu sous le surnom d’« Hibou », aurait trouvé refuge dans un banga près de la rivière de Tsoundzou. Pour le faire sortir, une opération est montée autour d’un faux taxi clandestin. L’idée est de lui faire croire qu’il peut quitter Mamoudzou pour rejoindre Sada, avant un départ vers les Comores.
Le dispositif se met en place aux abords du restaurant La Guinguette, à Tsoundzou. Après le désistement du conducteur initialement prévu, les policiers trouvent un chauffeur civil au bord de la route pour conduire le faux taxi clandestin. « Hibou » s’installe à l’arrière. À l’avant, côté passager, prend place l’informateur qui a servi d’intermédiaire.
Le taxi s’engage ensuite sur la RN2, en direction de Sada, encadré par deux véhicules transportant chacun un binôme de policiers. Faute de voiture disponible, les fonctionnaires ont fait appel à un journaliste de Mayotte la 1ère, qui met l’un de ses véhicules à disposition, conduit par sa femme. À Tsararano, un premier véhicule se place à contresens pour stopper le faux...
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