Cet accord pourrait changer l’Iran plus que les guerres

د. محجوب الزويري - Aljazeera - 05/07
Il ne fait aucun doute que l’accord attendu entre l’Iran et les États-Unis après la guerre de 2026 pourrait remodeler l’État iranien sans couper de territoire, par le biais de restrictions sur ses capacités nucléaires et sécuritaires, dans une comparaison historique avec les traités du Golestan et de Turkmenjay.

L’Iran a pleuré son deuxième guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, le 4 juillet, après son assassinat par Israël le 28 février 2026.

Ces funérailles ont eu lieu pendant une période de cessez-le-feu et de négociations en cours entre l’Amérique et l’Iran pour parvenir à un accord global entre les deux pays prévoyant la fin complète de la guerre contre l’Iran et de la guerre israélienne contre le Liban.

Le fragile cessez-le-feu est censé durer 60 jours, sous réserve de prolongation.

S’il existe une description complète des traités du Golestan et du Turkmenjay, c’est qu’il s’agissait de « traités inégaux », par lesquels la Russie a extrait de l’Iran ce qu’on appelle aujourd’hui l’Azerbaïdjan, la Géorgie, l’Arménie et le Daghestan (historiquement le Caucase, Erevan et Nakhitchevan) et a imposé une compensation de 20 millions de roubles.

Guerres de 11 ans

La scène des funérailles ferme une porte de l'histoire, en ouvrant une autre grande, comme la scène de la dernière guerre lancée par l'Amérique et Israël contre l'Iran - la République islamique - depuis le 28 février 2026, et la scène des négociations qui en résulte rappelle les chemins des guerres russo-persanes (l'Iran s'appelait Perse avant le règne des Pahlavi).

Ces guerres, qui ont duré environ 11 ans, ont abouti à deux traités célèbres, le Traité du Golestan de 1813 et le Traité de Turkmenchay de 1828.

Près de 200 ans après les deux traités, et quelques mois après une guerre lancée par les États-Unis et Israël contre eux, Téhéran se trouve aujourd'hui au seuil d'un accord qui pourrait émerger du mémorandum d'accord d'Islamabad signé le 18 juin 2026.

Cet article analyse la comparaison entre la forme de ces deux traités finaux et la forme que l’accord final basé sur le mémorandum est susceptible de prendre, en termes de gains politiques et économiques des deux parties, et en termes de nature de médiation et de cartes de pouvoir, jusqu’à la forme de l’État qui pourrait émerger de tout cela.

Ici, il est nécessaire de contrôler l'essence de la comparaison. Le mémorandum n’est pas un traité, mais plutôt un cadre de transition et un cessez-le-feu censé conduire à un accord final rédigé dans un délai de 60 jours, sous réserve de prolongation, et confirmé par une résolution contraignante du Conseil de sécurité, tandis que le Golestan et le Turkmenjay étaient des traités définitifs qui ont mis fin à deux guerres qui ont duré environ 11 ans.

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La comparaison exacte n’est donc pas entre le mémorandum et les deux traités, mais plutôt entre la forme des deux traités et la forme de l’accord attendu. Le mémorandum est un gu...
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