De qui est-ce l'anniversaire ? Les affiches, placardées un peu partout dans les rues américaines, disent que les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans. Mais pour le président du pays, tout juste octogénaire, les Etats-Unis, c'est lui. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a fait main basse sur cette fête nationale pour y imprimer sa marque. Celle d'une Amérique blanche, chrétienne, en pleine révolution conservatrice. C'est elle qui se fêtera, ce samedi 4 juillet sur le National Mall, le cœur historique de Washington. L'immense feu d'artifice, annoncé comme le plus impressionnant de l'histoire, n'éclairera donc qu'une partie d'un pays divers et divisé : l'Amérique trumpienne.
Ce qui devait être une occasion de célébrer l'unité des Etats-Unis s'est transformé en une opération de culte de la personnalité. Ce que Donald Trump assume pleinement : le comité d'organisation, Freedom 250, lui obéit au doigt et à l'œil, et il a présenté la journée de samedi non comme une fête nationale, mais comme un meeting politique.
Sauf que cette grande instrumentalisation plonge le pays dans u...
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