Il est tard. Très tard même. Serena Ivaldi est encore à Bruxelles lorsqu’elle appelle. Toute la semaine, la directrice de recherche de l’Inria a enchaîné réunions, conférences et jurys. La fatigue ne semble pourtant pas avoir trouvé sa place dans son agenda. Les idées fusent, les anecdotes aussi. On comprend rapidement pourquoi cette spécialiste de la robotique humanoïde reconnaît volontiers dormir peu : sa curiosité semble fonctionner à plein régime. Lorsqu’elle remonte le fil de son histoire, elle revient spontanément à une petite fille italienne à qui l’on expliquait que l’avenir se trouvait plutôt derrière un bac à shampoing que dans un laboratoire de recherche.
« Je ne me suis jamais rien interdit parce que j’étais une fille mais à un moment je me suis quand même posé des questions. »
Sere...
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