Les normes mises à jour plaident en faveur de la restauration : « Nous devons créer un soulèvement »

Morgan Erickson-Davis - Mongabay - 02/07
La Society for Ecological Restoration, une organisation de conservation basée aux États-Unis, a publié le 23 juin un ensemble mis à jour de normes et de principes pour la restauration des écosystèmes, la troisième édition du volume depuis 2016. À l'époque, l'idée était de développer une manière de penser et de réaliser la restauration qui évitait certains des dommages causés par […]
  • La Society for Ecological Restoration a publié la troisième édition de ses normes mondiales de restauration le 23 juin, mettant l’accent non plus sur l’innocuité mais plutôt sur la promotion active d’une « amélioration » et d’une récupération écologiques, conformément à l’objectif du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal de 2022 de restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030.
  • Un élément central est le « système cinq étoiles » raffiné, complété par le « continuum réparateur », des outils qui mesurent les progrès de la restauration à la fois écologiquement et socialement.
  • Les normes présentent une « analyse de rentabilisation » explicite en faveur de la restauration, la présentant comme un moyen de rediriger les subventions nuisibles à l’environnement vers des investissements qui profitent à la fois à la biodiversité et aux moyens de subsistance économiques, donnant ainsi aux entreprises et aux bailleurs de fonds une feuille de route d’action fiable.
  • Les experts ont souligné que l’intégration des connaissances écologiques locales et autochtones aux côtés de la science est essentielle à une restauration crédible, un chercheur appelant à une plus grande implication des praticiens du Sud dans l’élaboration des futures itérations des normes.
Voir toutes les idées clés

La Society for Ecological Restoration, une organisation de conservation basée aux États-Unis, a publié le 23 juin un ensemble mis à jour de normes et de principes pour la restauration des écosystèmes, la troisième édition du volume depuis 2016.

À l’époque, l’idée était de développer une manière de penser et de réaliser la restauration qui évite certains dommages causés par des projets axés sur un objectif étroitement défini, explique l’auteur principal George Gann. Par exemple, l’amélioration du stockage du carbone dans les forêts pourrait conduire à des plantations d’arbres en monoculture au lieu d’habitats productifs pour des écosystèmes riches en biodiversité.

La version 2026 du manuel affirme également les principes de « ne pas nuire » et l’importance de conserver les écosystèmes indigènes, tout comme la première version de 2016. « Mais maintenant, nous devons faire plus », déclare Gann, responsable de la politique internationale à la Society for Ecological Restoration. "Nous ne pouvons pas simplement éviter les dommages collatéraux. Nous devons réellement créer un rétablissement. Nous devons créer un "soulèvement" pour la biodiversité.

Plantation de jeu...
[Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...