Les points clés à retenir sur le lien entre souveraineté et open source
Semaine de l'open source des Nations Unies (New York) – Lors de la Semaine de l’open source des Nations unies, la souveraineté numérique est passée du statut de slogan politique à celui de programme d’action concret. Des ministres et des experts en technologie, venus d’Allemagne, d’Irlande, du Maroc, de Tanzanie et de nombreux autres pays, ont expliqué comment l’open source, l’interopérabilité et l’IA ouverte deviennent des conditions indispensables au contrôle national des systèmes numériques critiques.
Le nouveau principe fondamental du numérique est que la souveraineté numérique ne consiste plus à construire des écosystèmes technologiques nationaux isolés, mais à être propriétaire des données et des infrastructures. Ainsi qu’à pouvoir changer de fournisseur et de modèle sans perturber les services essentiels. Ils ont également convenu que la seule façon d’y parvenir passe par des normes ouvertes et l’open source.
La souveraineté numérique n’est donc pas seulement un mouvement européen. De nombreux pays du Sud en ont également assez de mettre tous leurs œufs informatiques dans le même panier : Microsoft, Google ou Amazon Web Services.
C’est la Tanzanie qui a fourni la définition la plus claire de la souveraineté numérique dans la pratique. Angellah Jasmine Kairuki, ministre tanzanienne des Affaires juridiques et constitutionnelles, a ouvert son discours par une question sans détour : « À qui appartiennent réellement les écosystèmes qui servent notre population ? » Pour trop de nations, a-t-elle déclaré, la réponse avait ...
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