En croissance, le marché français de la cybersécurité reste trop fragmenté - INCYBER NEWS

Meliss@11 - InCyber - 29/06
Le marché français de la cybersécurité enregistre une progression soutenue, mais à un rythme moindre que par le passé. Si l’investissement est au rendez-vous, l’émergence de champions passe par une internationalisation et une consolidation accrues.
Le marché français de la cybersécurité enregistre une progression soutenue, mais à un rythme moindre que par le passé. Si l’investissement est au rendez-vous, l’émergence de champions passe par une internationalisation et une consolidation accrues.

En 2025, le marché français de la cybersécurité aura dépassé symboliquement la barre des sept milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cette performance indéniable, portée par une décennie de croissance ininterrompue, cache toutefois des disparités et des fragilités. Lors de la journée INCYBER Invest, qui s’est tenue le 31 mars à l’édition 2026 du Forum INCYBER, analystes, investisseurs, entrepreneurs et institutionnels ont échangé sur les poids et les faiblesses de cet écosystème hexagonal.

Senior analyst cybersécurité chez PAC, Eric Domage a cadré le débat en posant quelques données macro-économiques. Le marché français de la cybersécurité a donc atteint 7,34 milliards d’euros l’an dernier, en hausse de 8,3 %. Le cabinet d’études prévoit un nouveau plafond à horizon 2030, avec 10,7 milliards d’euros de revenus, soit un taux de croissance annuel moyen de 7,9 %. « Nous ne sommes plus sur les 15 % de croissance annuelle du passé, ce qui traduit une forme de maturité », juge le consultant.

Ce ralentissement relatif de la croissance masque des dynamiques plus contrastées selon les segments. Les solutions de SOC/SIEM et d’IAM (gestion des identités et des accès) tirent le marché vers le haut avec des croissances à deux chiffres. A l’inverse, la progression annuelle des solutions endpoint, arrivées à maturité, plafonne à 4,2 %. 

Côté clients, l’effet de taille joue. Eric Domage note une contrition sur le segment des grandes entreprises, « avec des arbitrages budgétaires et des projets différés ou réorientés », dans le contexte actuel de crise économique et géopolitique. En ce qui concerne les PME et ETI, qui n’ont...
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