Les chambres fortes du G7, conseil qui offre un terrain neutre à tous les dirigeants du monde, se transforment en le théâtre d’un énième changement de direction qui risque de remodeler l’équilibre du conflit en Ukraine à partir des revendications du Donbass. Selon ce qu'a révélé le célèbre site d'information américain Axios, souvent très proche des représentants de la Maison Blanche, qui cite deux hauts responsables présents au sommet, le président américain Donald Trump aurait fait preuve d'une attitude sensiblement plus sévère envers la Russie que Vladimir Poutine.
Une rigidité qui a surpris plusieurs délégations et qui est allée jusqu'à la menace explicite d'abandonner les soi-disant « arrangements d'ancrage », c'est-à-dire ce cadre de négociation très délicat qui a émergé seulement l'année dernière, en août, lors de la réunion bilatérale entre les États-Unis et la Russie tenue en Alaska. Au cours des séances de discussion à huis clos, l’occupant de la Maison Blanche a insisté sur la nécessité urgente d’augmenter la pression économique et militaire sur Moscou, laissant entendre qu’il voulait prendre du recul par rapport à une ligne diplomatique qui semblait jusqu’ici suivre des voies très différentes de celles d’une confrontation ouverte.
Au cœur de cette rupture diplomatique soudaine se trouve une divergence d’interprétation profonde et radicale sur la valeur réelle des pourparlers de l’année dernière en Alaska. Pour le Kremlin, ces accords représentaient la pierre angulaire sur laquelle construire un futur « accord de paix », une base solide qui, dans la vision russe, prévoyait la reconnaissance du contrôle de Moscou sur une partie importante de l’est de l’Ukraine, en particulier sur le...
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