Depuis la signature du protocole d'accord et le début des négociations avec les États-Unis, l'Iran multiplie les positions tantôt critiques, tantôt réservées, tantôt encore triomphantes. Toutes vont néanmoins dans le même sens : montrer que les autorités de Téhéran ont la pleine maîtrise de leurs moyens dans des discussions importantes pour l'avenir du pays. Celles-ci visent en effet à transformer cet accord-cadre en un traité de paix entre les deux pays farouchement hostiles.
L'enjeu consiste plus spécifiquement à faire passer pour exceptionnel et conditionnel, auprès de l'opinion publique iranienne et en particulier celle soutenant la République islamique, le dialogue mené – parfois directement — avec un ennemi historique.
Depuis 1979, la rhétorique fondamentaliste du régime théocratique fondé par l'ayatollah Khomeini voue l'Amérique impérialiste aux gémonies, la qualifiant ainsi qu'Israël, respectivement, de "Grand" et "Petit Satan". Comment, dès lors, les autorités de Téhéran justifient-elles cette souda...
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