Chuchoter à l’oreille des éléphants, les guider mais surtout les respecter. Telle est la responsabilité d’un cornac. Aussi appelés mahouts en sanskrit, une langue ancienne originaire d’Inde, les cornacs entretiennent une relation privilégiée avec les éléphants au Laos. Mais depuis une dizaine d'années, cette connexion s’est dégradée à cause de la déforestation intensive et du tourisme de masse. Aujourd’hui, des sanctuaires tentent de recréer ce lien, non sans difficultés.
Des gouttes de sueur perlent sur mon front lorsque nous arrivons à Paklay, dans la province de Sayabouri, au nord-ouest du Laos. Un chauffeur nous attend. Nous embarquons à bord d’un 4x4 pour une heure et demie de route direction Muang Thong, un petit village dans le parc national de Nam Phouy. "Une trentaine de cornacs y habitent", explique Ala Touati, manager du Lao Elephant Home and Sanctuary (LEHS) où nous nous rendons. Au Laos, la population d'éléphants sauvages est estimée entre 300 et 400 individus (Plan d'action na...
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