"Si quelqu’un vous dit qu’Ebola n’existe pas, appelez la police nationale ou les militaires." Vêtu d’une chasuble aux reflets dorés, un bâton épiscopal à la main, Monseigneur Dieudonné Uringi ne mâche pas ses mots. Et pour cause : il n’est autre que l’évêque du diocèse de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, où se trouve l’épicentre de l’épidémie. Elle a déjà tué 127 personnes, tandis que 635 cas confirmés sont actuellement traités, d’après les données du ministère de la Santé congolais, en date du 9 juin. Les autorités sanitaires continuent de courir après une maladie hautement mortelle, dont la propagation reste à ce jour incontrôlée. Au regard de la gravité de la situation, les acteurs de terrain s’accordent à dire qu’elle ne sera a priori pas vaincue avant la fin d’année 2026.