Pourquoi avoir accepté de prendre la tête de cette liste ?
Parce qu’il y avait un projet derrière. Joël Kasarherou est venu me voir avec une histoire que j’ai trouvée intéressante. Il m’a convaincu. En échangeant avec lui, je me suis rendu compte que nous avions une vision de l’avenir et des choses à faire très proches.
Vous aviez déjà été candidat aux législatives de 2022. Qu’est-ce qui a changé depuis pour vous convaincre de faire votre retour sur la scène politique ?
La situation de la Nouvelle-Calédonie. En 2022, je me suis présenté parce que personne ne défendait ce à quoi je croyais pour l’avenir du pays. Aujourd’hui, c’est pire. Nous sommes au fond du trou. Des gens ont des difficultés à se nourrir, à payer leurs factures. Il y a des urgences pour la population, pour les entreprises et aussi sur l’institutionnel parce qu’on ne peut pas traîner.
Votre nom reste associé à celui de votre père, Jacques Lafleur. Revendiquez-vous son héritage politique ?
[Il désigne la photo de son père et de Jean-Marie Tjibaou qui trône derrière son bureau, NDLR]. Cette photo de la poignée de main, c’est ça que je revendique. Ce geste nous a permis de retrouver la paix, de vivre pendant des années dans la sérénité et de donner de l’emploi aux gens. Aujourd’hui, on est à l’opposé de cette philosophie. Ce que je revendique, c’est de revenir à cet état d’esprit.