La dignité est l’héritage constitutionnel de l’Afrique du Sud, pas sa faiblesse

MSN - 15/06
Pourquoi la fierté constitutionnelle est au centre du débat sur la migration.

Plutôt que d’ajouter une autre voix au débat de plus en plus binaire sur la migration, qui semble désormais susciter de vives réactions à chaque nouvelle intervention, cet article prend un bref pas en arrière.

La question n’est pas de savoir si l’Afrique du Sud devrait mettre en place des mesures de contrôle de l’immigration, comme elle le doit. La question la plus importante est de savoir quels principes et valeurs constitutionnels devraient guider cette application alors que le pays dépasse la controverse immédiate et se dirige vers l’avenir législatif envisagé par le Livre blanc révisé approuvé par le Cabinet sur la citoyenneté, l’immigration et la protection des réfugiés.

Ce qui est mis en évidence, tant dans les mesures gouvernementales de répression que dans les campagnes de type justicier qui ont éclaté ces derniers mois, est quelque chose de plus fondamental que le désaccord sur les chiffres de la migration. C’est l’affaiblissement des restrictions constitutionnelles. Il y a des moments dans la vie nationale où un pays doit décider si ses valeurs constitutionnelles sont de véritables engagements ou simplement un langage cérémoniel. Peu de questions mettent ces valeurs plus directement à l’épreuve que l’immigration.

Il est facile de défendre la dignité lorsqu’il n’y a pas de pression politique. Il est bien plus difficile de le défendre lorsque le chômage est élevé, que la frustration du public augmente, que les communautés se sentent négligées et que les migrants deviennent des symboles commodes de l’échec de l’État. Mais c’est précisément là que le principe constitutionnel compte le plus.

La fierté de la retenue constitutionnelle

Les Sud-Africains ne devraient pas parler de leur Constitution...
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