Comment les pays de l’UE ont édulcoré leurs projets de relocalisation des demandeurs d’asile

EuronewsEN - 12/06
Une nouvelle loi sur l'immigration introduisant une « solidarité obligatoire » a été pratiquement contournée par les États membres de l'UE, qui relocaliseront moins de 9 000 demandeurs d'asile cette année – même après que le minimum annuel ait été fixé à 30 000. #EuropeActualités

Le nouveau Pacte sur la migration de l'Union européenne entre en vigueur vendredi, ce qui signifie que le bloc dispose enfin d'un ensemble de règles claires pour gérer la migration qui s'appliquent à tous les États membres de l'UE – du moins sur le papier.

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Le pacte comprend huit actes législatifs qui, ensemble, visent à améliorer la coopération des États membres en matière de gestion des migrations, à obliger les États de première ligne à respecter des normes plus strictes pour minimiser les entrées irrégulières dans l'UE et à accélérer les procédures d'asile.

La nouvelle loi introduit une procédure aux frontières qui réduit à 12 semaines le délai d'évaluation d'une demande d'asile pour certaines catégories de demandeurs, avec 12 semaines supplémentaires pour procéder au retour de ceux qui ne bénéficient pas de la protection.

Elle ne modifie pas le principe de base selon lequel tout ressortissant tiers ne doit demander l'asile qu'au pays de l'UE de première arrivée, mais envisage un système de « solidarité obligatoire » qui offre aux pays trois options différentes pour gérer les flux migratoires : accueillir un certain nombre de demandeurs d'asile sur son territoire, verser une contribution financière aux États membres de première ligne ou contribuer au financement du personnel, des équipements, des systèmes de surveillance aux frontières et d'autres coûts opérationnels.

Mais la soi-disant « solidarité obligatoire » à laquelle le pacte oblige les pays de l’UE à participer n’est pas réellement obligatoire – du moins, pas dans les termes initialement prévus. Au lieu de cela, les pays de l’UE ont eu recours à diverses tactiques pour réduire leur engagement à aider les États de première ligne et accueillir le moins de migrants possible.

Le résultat est que les chiffres pour 2026 sont bien inférieurs au seuil annuel minimum de contribution des États membres du pacte. M...
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