En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation

Boursorama - 11/06
Elle ouvre un dossier rouge et en sort une profusion de documents juridiques en ukrainien parmi lesquels apparaissent soudainement, sur un polycopié en noir et blanc, les photos de son fils de 44 ans étendu dans une morgue. Tetiana Zaïtseva, 68 ans, veut savoir

Tetiana Zaïtseva devant la tombe de son fils Artem, à Kryvyï Rig en Ukraine, le 20 avril 2026 ( AFP / Tetiana DZHAFAROVA )

Elle ouvre un dossier rouge et en sort une profusion de documents juridiques en ukrainien parmi lesquels apparaissent soudainement, sur un polycopié en noir et blanc, les photos de son fils de 44 ans étendu dans une morgue.

Tetiana Zaïtseva, 68 ans, veut savoir comment Artem est mort, le 5 mai 2024, quelques heures après avoir été arrêté par des soldats ukrainiens chargés du recrutement militaire.

"Je leur faisais confiance (...) mais ils l'ont maltraité et personne ne trouve les coupables", dit-elle, le visage déformé par la douleur. Officiellement, il est décédé d'une maladie cardiaque.

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