Réunis mardi 10 juin au rond-point de Kawéni, les personnels mobilisés de l’Éducation nationale ont décidé de poursuivre leur mouvement. Les AED, AESH et EMS sont en grève à Mayotte pour réclamer de meilleures conditions de travail, des revalorisations salariales et une véritable reconnaissance de leurs missions. Une audience s’est tenue mardi 9 juin avec la rectrice, Valérie Debuchy, mais les réponses apportées par le rectorat n’ont pas suffi à lever la mobilisation.
« On a eu une audience hier avec la rectrice. Elle nous a fait un compte rendu avec des propositions. Il y en a certaines qu’on a acceptées, mais il y en a d’autres qu’on a refusées », explique Hassani Halim Saïd, représentant syndical de Sud Éducation à Mayotte. Les syndicats ont adressé des contre-propositions au rectorat dans la foulée. « Jusqu’à maintenant, elle ne nous a pas fait de retour. On a décidé de poursuivre le mouvement parce que sur les propositions, il n’y a pas de calendrier », poursuit-il.
Pour les assistants d’éducation (AED), l’une des principales revendications porte sur le temps de travail. À Mayotte, beaucoup d’agents sont employés à mi-temps. Lorsqu’ils sont cédéisés, ce mi-temps est maintenu, ce qui les enferme durablement dans des salaires très bas. « Le salaire, c’est entre 900 et 1 100 euros à mi-temps. On a demandé que tous les AED, quand ils passent en CDI, passent à temps plein. Être à mi-temps tout le long de la carrière, ce n’est pas possible », insiste Hassani Halim Saïd.
Le rectorat propose d’examiner les possibilités d’augmentation du temps de travail, notamment par le cumul de deux contrats à 50 %. Mais pour les syndicats, cette réponse ne va pas...
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