La situation a bien changé. Autrefois, les investissements dans les pays émergents constituaient un pari risqué sur la croissance rapide de quelques rares économies développées. Or, de nos jours, les nations industrialisées occidentales se montrent de moins en moins capables de mettre en œuvre des réformes et luttent contre une stagnation menaçante. En revanche, les marchés émergents peuvent se targuer d’une croissance économique durable. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la Chine atteindra cette année une croissance réelle de 4,4%, l’Inde, l’Indonésie et le Vietnam jusqu’à 5 ou 7% et le Brésil tout de même 2%.
Ces croissances robustes ne reposent plus pour l’essentiel sur un effet de base, soit sur le fait qu’on atteint des taux de croissance plus élevés en partant d’un bas niveau. L’économie chinoise représente désormais quatre fois celle de l’Allemagne et, sur le plan technologique, la Chine dépasse bien des pays de l’Occident. Notamment dans des secteurs tels que les voitures électriques, les technologies de l’information et la robotique. En plus, avec la guerre au Moyen-Orient les marchés d’actions des marchés émergents affichent une nouvelle caractéristique inattendue: ils sont stables.
D’une part, aux yeux des investisseurs, le dollar et les Etats-Unis perdent en crédibilité à cause du comportement erratique du gouvernement Trump et de son excès d’endettement. D’autre part, beaucoup de ces Etats en développement sont fort éloignés des foyers de tensions géopolitiques et possèdent les produits dont les p...
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