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Date : il y a 2 heures
Par exigence de vérité, Ousmane Sonko a choisi de lever le voile sur les coulisses de sa séparation avec le chef de l'État, transformant sa première grande prise de parole depuis son installation au perchoir en un exercice de transparence absolue.En détaillant les étapes de ce divorce politique, l'actuel président de l'Assemblée nationale ne se contente pas de livrer sa version des faits : il applique la grille de lecture de la reddition des comptes à la gestion même de la transition, opposant la clarté des principes aux louvoiements de l'ego institutionnel. Face à la presse, il a exposé la lente dérive qui a mené à ce point de rupture, insistant sur le fait que le ver était dans le fruit depuis de longs mois. Le décalage entre la trajectoire empruntée par le Palais et les fondements doctrinaux du mouvement est ainsi apparu comme le véritable déclencheur de la crise, bien avant les événements de ces derniers jours.
Selon les révélations d'Ousmane Sonko, la fracture idéologique ne date pas de la semaine dernière, mais s'est cristallisée au fil des divergences sur la mise en œuvre des réformes systémiques. Il a affirmé de manière explicite : «Ce que nous vivons depuis deux ans est différent de ce que nous voulions dans le Projet. C’est pour cette raison que la question de mon limogeage était déjà sur la table depuis un certain temps». L'ancien Premier ministre a confessé être resté en poste au-delà du raisonnable, acceptant de différer l'échéance par pure responsabilité républicaine, afin d'épargner au pays les secousses d'une crise politique prématurée. Cette cohabitation silencieuse a toutefois trouvé son terminus au lendemain de son passage marquant à l'hémicycle le vendredi précédent, correspondant au 22 mai 2026. Convoqué au Palais par Bassirou Diomaye Faye, Sonko s'est vu signifier la fin de la collaboration dans des termes qui trahissent l'inconfort du chef de l'État face à la parole libre et souverainiste de so...
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