Il avait une dizaine d'années et jouait au foot dans sa jolie ville du Havre. Après l'entraînement, une fois les crampons nettoyés, et l'équipement rangé, Christophe Ono-dit-Biot se ruait dans le salon, allumait la télé et l'évasion commençait. Comme chaque samedi soir, France 3 proposait cinq épisodes d'Ulysse 31, la série d'animation franco-japonaise créée par Jean Chalopin. Il en parle aujourd'hui comme d'un "réservoir d'enchantements" et s'en souvient, en préambule, dans son livre L'odyssée de l'Odyssée. "Ensuite, dans mon lycée, en sixième, il y avait une initiation au grec, donnée par une bénévole, le samedi de 12 à 13 heures. On était six ou sept, ça commençait par un chocolat chaud dans la salle des profs, le collègue était vide. On était en Normandie, le ciel était souvent nuageux, pluvieux et, là, la Méditerranée s'ouvrait !"
C'est de ces voyages immobiles et de son goût de la transmission qu'est né L'odyssée de l'Odyssée, un texte érudit, curieux et souvent drôle qu'il a longtemps porté et dont il nous raconte la genèse et le plaisir infini de l'écriture. Son but : faire (re)découvrir ce texte. Entretien.
Vous parlez d'effort, dans le livre. L'écrire en a été un ?
D'abord, L'Odyssée, on pense tous connaître. Il y a plein de livres de mythologie qui racontent les sirènes, le cyclope, etc....
[Courte citation de 8% de l'article original]