L’imagerie médicale est un élément important dans l’établissement d’un diagnostic aujourd’hui. Scanner, scintigraphie, IRM, radiographie, échographie permettent aux médecins spécialistes de regarder sous le capot humain comme aucune technologie ne l’avait permis jusque-là.
L’utilité de ces appareils n’est plus à démontrer mais tous ne présentent pas le même risque pour le patient. Les scanners, par exemple, utilisent les rayons X, autrement dit des rayons ionisants, pour créer des images en coupes très détaillées de l’intérieur du corps. Les radios aussi utilisent ces rayons X mais avec une dose beaucoup plus faible.
L’exposition aux radiations ionisantes constitue un facteur connu de cancer secondaire pour le patient. Mais dans quelle proportion ? L’AFCN, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, qui contrôle régulièrement ces machines médicales, ne chiffre pas ce risque. Elle préconise en revanche un recours prudent et réfléchi aux examens ionisants.
Son équivalent français, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) pointe, elle, que "moins de 1% des cancers chez l’adulte sont imputables aux rayonnements ionisants utilisés à des fins diagnostiques".
Une enquête menée aux États-Unis publiée dans la revue américaine JAMA Internal Medicine en avril 2025 estime pour sa part que les cancers induits par la tomodensitométrie (scanners, NDLR) "pourraient présenter jusqu’à 5% de l’ensemble des nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année".