Présidentielle : selon vous, l'organisation de primaires est-elle une bonne chose ? : Actualités - Orange

Orange - 06/06
À moins d'un an des élections présidentielles, le marathon est déjà lancé. À gauche comme à droite, les prétendants à l'Élysée sont nombreux. Historiquement, les primaires servaient à départager un candidat chargé de porter la voix d'un parti, mais dans un contexte politique plus incertain, leur organisation est-elle toujours évidente ? Selon plusieurs articles de presse récents, le Parti socialiste envisagerait d'organiser deux primaires plutôt qu'une seule : une première au sein de la famille socialiste, puis une seconde ouverte aux autres formations de gauche non mélenchonistes. Une idée qui n'est pas au goût de tout le monde. Des primaires pour exister face au Rassemblement national ? Alors que Jordan Bardella est au plus haut dans les sondages, la gauche comme la droite tentent d'exister. À gauche, le paysage politique est très épars : Debout !, L'Après, Génération.s, les Écologistes, le Parti communiste français (PCF), le Parti socialiste et Place publique peinent à s'accorder sur une stratégie commune. Mais si elle veut pouvoir peser dans cette élection et faire face au Rassemblement national et à La France insoumise, la gauche risque bien de devoir s'unifier et se structurer. À droite, si Bruno Retailleau a été adoubé par Les Républicains, Laurent Wauquiez défend, lui, l'idée d'une primaire ouverte aux adhérents comme aux sympathisants afin de désigner un candidat unique de la droite élargie, allant du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo, dans le but d'augmenter les chances d'accéder au second tour et d'éviter un duel RN-LFI. Au centre, le clan Attal a énoncé, jeudi 4 juin, la possibilité d'une primaire pour le bloc central : l'ancien Premier ministre a déclaré vouloir faire de "nouvelles propositions" au bloc central "y compris avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires qui pourraient s'organiser s'il n'était pas possible d'organiser un rassemblement autrement qu'en passant par des primaires." De son côté, Édouard Philippe ne semble pas convaincu par cette solution. Le 10 juin prochain, la réunion du " comité de liaison " réunira les partis du bloc central, l'occasion d'aborder l'épineuse question d'une primaire. La Primaire : fausse bonne idée ? Si le rassemblement de ces différentes forces politiques semble de plus en plus nécessaire pour tenter d'exister face au Rassemblement national, l'organisation de primaires pour désigner un candidat constitue-t-elle pour autant le meilleur choix ? Rien n'est moins sûr. Tout d'abord, les primaires sont souvent critiquées car elles tendent à accentuer les divergences plutôt qu'à favoriser le rassemblement selon Guillaume Duval coprésident du club Maison commune et ex-rédacteur en chef d'Alternatives économiques. De plus, elles mobilisent principalement des militants, dont les priorités peuvent être éloignées de celles de l'ensemble des électeurs, ce qui conduit parfois à des choix peu avantageux sur le plan électoral.

À moins d'un an des élections présidentielles, le marathon est déjà lancé. À gauche comme à droite, les prétendants à l'Élysée sont nombreux. Historiquement, les primaires servaient à départager un candidat chargé de porter la voix d'un parti, mais dans un contexte politique plus incertain, leur organisation est-elle toujours évidente ?

Selon plusieurs articles de ...
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