Au CERN, des particules intriguent les physiciens et pourraient ébranler une théorie vieille de 50 ans

Camille Coirault - JournalDuGeek - 05/06
Le modèle standard de la physique des particules, dont les limites sont théorisées depuis cinquante ans, fait face depuis avril 2026 à des données anormales récoltées au CERN. Celles-ci pourraient constituer la première démonstration expérimentale sérieuse de ce que les physiciens admettent depuis longtemps : cette théorie ne peut pas tout expliquer.

Enfoncé sous la frontière franco-suisse, à une vingtaine de kilomètres de Genève, le Grand collisionneur de hadrons du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) est la plus grande machine jamais construite pour sonder les constituants fondamentaux de la matière. Dans son gigantesque tunnel circulaire de 27 km, des protons sont propulsés à 99,9 % de la vitesse de la lumière pour s’entrechoquer à des niveaux d’énergie extrêmes, recréant ainsi les densités de matière qui prévalaient quelques fractions de seconde après le Big Bang.

Parmi les débris de ces collisions, les physiciens traquent notamment les mésons B, des particules subatomiques ultra-fugaces dont la désintégration est si rare qu’une seule déviation par rapport aux prédictions théoriques suffit à signaler la présence de quelque chose d’inconnu, hors du cadre du modèle standard. En avril 2026, deux physiciens britanniques ont...
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