Alimentation, matériaux de construction, équipements ménagers ou produits d’hygiène : à Mayotte, les prix restent durablement plus élevés qu’en métropole. Malgré les dispositifs de contrôle et les revendications régulières contre la vie chère, plusieurs facteurs structurels continuent d’alimenter cette situation. Transport maritime, dépendance aux importations et manque de concurrence expliquent en grande partie les écarts observés.
Pour de nombreux Mahorais, la vie chère est devenue une réalité quotidienne. Dans les supermarchés comme sur les marchés locaux, les consommateurs constatent des prix souvent supérieurs à ceux pratiqués dans l’Hexagone. Selon l’Insee, le niveau général des prix à Mayotte est supérieur d’environ 10 % à celui de la métropole, tandis que certains produits alimentaires affichent des écarts dépassant les 30 %.
Derrière ces différences se cachent des contraintes économiques propres à ce territoire ultramarin de l’océan Indien.
Premier élément d’explication : l’éloignement géographique. Située à plus de 8 000 kilomètres de la métropole, Mayotte dépend presque entièrement du transport maritime pour son approvisionnement.
La majorité des marchandises consommées sur l’île arrive par conteneurs. Chaque produit importé supporte ainsi une succession de coûts : transport international, frais portuaires, stockage, manutention puis distribution vers les points de vente.
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