« Une estrade. Un micro. Quelques drapeaux. 190 personnes tout au plus… On attendait un grand soulèvement populaire, on a eu un meeting de précampagne. Pendant ce temps, dans les usines, les cabinets médicaux, les commerces, les Alsaciens parlent d’autre chose. Ils parlent de leurs emplois, de leurs salaires, de l’hôpital qu’on ferme, de la facture de carburant qu’on ne peut plus payer.
Eux n’ont pas le temps de faire de la géographie institutionnelle un étendard. Ils ont le temps, juste, de vivre et d’attendre des réponses concrètes. La Région Grand Est, elle, ne fabrique pas de séquences. Elle n...
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