Tours (Indre-et-Loire), envoyé spécial.
Un consensus plutôt solide. Au quatrième jour du 54e congrès confédéral de Tours (Indre-et-Loire), les délégués ont approuvé à 74,74 % le document d’orientation. Cependant, durant les deux journées de travaux dédiées, les débats ont été poussés autour de la sécurisation des parcours de vie.
Dès 2006, Bernard Thibault avait gravé la revendication d’une Sécurité sociale professionnelle dans les orientations confédérales. Cette mesure entend garantir des droits individuels et collectifs à tous les salariés, notamment « lors de périodes de transition entre deux emplois », au travers du « maintien des droits du salarié acquis dans son dernier emploi ou le plus favorable en cas d’emploi précaire », permettant une « transférabilité des mêmes droits et de leur ancienneté dès l’obtention du nouvel emploi », au travers d’un nouveau statut du travailleur salarié, expose le repère revendicatif confédéral.
En introduction du congrès, Sophie Binet avait d’ailleurs déclaré que la Sécurité sociale professionnelle avait été « arrachée par les camarades de Gardanne ». Selon la secrétaire générale, ces énergéticiens sont parvenus à « maintenir leurs salaires et leurs contrats de travail pendant qu’ils transformaient leur usine » d’une production d’énergie au charbon en un processus de méthanisation.
La position a cependant été questionnée par l’adoption d’un amendement de la fédération des organismes sociaux, préférant le « 100 % Sécu », « c’est-à-dire une Sécurité sociale unifiée couvrant 100 % des besoins, financés exclusivement par la cotisation sociale et gérée démocratiquement par les travailleurs ». Des éléments qui « figurent déjà da...
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