C'est acté, on a vu le meilleur film d'horreur de l'année 2026

Camille Allard - Numerama - 17:52
Transposer un mème Internet nébuleux en un long-métrage de cinéma mémorable s'annonçait comme un casse-gueule monumental. Pourtant, avec Backrooms, produit par A24, le jeune prodige de 20 ans Kane Parsons livre un coup de maître visuel. En étirant les cloisons de son univers viral né sur YouTube, il orchestre un
Transposer un mème Internet nébuleux en un long-métrage de cinéma mémorable s’annonçait comme un casse-gueule monumental. Pourtant, avec Backrooms, produit par A24, le jeune prodige de 20 ans Kane Parsons livre un coup de maître visuel. En étirant les cloisons de son univers viral né sur YouTube, il orchestre un cauchemar géométrique et existentiel brillant, sublimé par la photographie de Jeremy Cox et les performances habitées de Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve.

Alors que le film Backrooms affole déjà les compteurs du box-office américain, c’est avec une petite dose de scepticisme que je me suis rendu à l’avant-première française ce mardi 2 juin 2026 à Paris. Je m’attendais honnêtement à découvrir une simple extension opportuniste d’un mème Internet étiré sur une heure cinquante pour capitaliser sur la hype. Un film un peu bancal qui aurait du mal à tenir sur la longueur. Mais contre toute attente, ce fut une énorme surprise.

LA CRITIQUE NE CONTIENT AUCUN SPOIL.

Né de l’imaginaire des creepypastas et de la fascination contemporaine pour les espaces liminaux, le concept des Backrooms reposait jusqu’ici sur une angoisse minimale, celle d’être piégé dans un labyrinthe infini de bureaux vides, tapissés de jaune et baignés par le bourdonnement strident de néons défectueux. Force est de constater que sur grand écran, le choc est total. Le film de Kane Parsons bal...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...