Computex 2026 : Nvidia redécouvre les vertus du CPU

Laurent Delattre - ITForBusiness - 03/06
À Computex 2026, Nvidia replace le CPU au cœur de l’IA agentique, entre usine IA, PC Windows, stockage sécurisé et robots autonomes.

Signe des temps, Nvidia est venu à Computex parler moins de GPU que de CPU. Bien sûr, les accélérateurs Blackwell, Rubin et les technologies RTX restent au cœur du récit de la firme américaine. Mais le message porté à Taipei par Jensen Huang était ailleurs : à l’ère des agents IA, le GPU ne suffit plus. L’IA agentique ne se contente pas de générer des tokens. Elle planifie, appelle des outils, exécute du code, consulte des bases, manipule des fichiers, orchestre des processus. Et tout cela remet le CPU au centre du jeu. Un jeu que Nvidia ne veut pas laisser les autres mener seuls.

« Les agents IA seront les plus gros consommateurs de puissance de calcul », a martelé Jensen Huang en ouverture de sa keynote. Avant d’ajouter : « Vera est le premier processeur conçu pour cet avenir, pensé pour exécuter l’IA agentique à très grande échelle, avec des performances, une efficacité et une programmabilité hors normes. »Le ton est donné. Nvidia n’est pas venu à Computex parler de GPU, mais de CPU. Et notamment de son CPU « VERA » déjà largement évoqué à la GTC 2026 en mars dernier.

Nvidia le présente comme son premier CPU pensé spécifiquement pour les agents IA. Le processeur repose sur des cœurs maison Olympus, avec 88 cœurs, du Spatial Multithreading et une mémoire LPDDR5X capable d’atteindre 1,2 To/s de bande passante. Selon Nvidia, Vera permet d’exécuter les tâches agentiques 1,8 fois plus vite que des CPU x86 comparables.

Dans une usine IA moderne, les GPU ne calculent plus seuls. Ils attendent que les CPU orchestrent les environnements d’exécution, lancent les scripts Python, compilent du code, interrogent des bases SQL, gèrent les sandboxes, préparent les données et coordonnent les appels d...
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