Depuis octobre 2023, la Russie grignotait du terrain mois après mois, sans discontinuer, mais ses avancées avaient commencé à marquer le pas fin 2025, passant d’une progression de 579 km2 en novembre à seulement 23 km2 en mars. En avril, la zone contrôlée par Moscou avait diminué pour la première fois depuis deux ans et demi, d’environ 120 km2.
Le recul des forces de Moscou rapporté par l’ISW n’est cependant pas total : des militaires russes restent infiltrés dans la plupart des zones où l’Ukraine a regagné du terrain. L’armée russe envoie en permanence des petits groupes de soldats pour prendre position dans des parties du front et s’y dissimuler pour favoriser ensuite l’avancée du gros des troupes.
Les gains ukrainiens en avril et mai sont, en outre, marginaux à l’échelle du pays (0,07% du territoire ukrainien, Crimée et Donbass inclus) et à l’échelle des territoires contrôlés par la Russie (0,4%). Ils traduisent toutefois une tendance positive pour le camp ukrainien.