« On est parfois à la limite du supportable » : Le popopopo de Roland-Garros, au risque de l'overdose

LEquipe - 02/06
Que serait Roland-Garros privé de ses « popopopopopopo polololo » ? Sans aucun doute plus calme. Mais l'hymne, emprunté à un vieux paso doble espagnol, est devenu la bande-son principale du Grand Chelem parisien. Oreilles fatiguées s'abstenir.

Comme la terre battue, la croix de saint André, les panamas ou le Philippe Chatrier, le popopo dégringolant des tribunes jusqu'au olé choral est en train de s'imposer au patrimoine de Roland-Garros. Il arrive d'ailleurs qu'on l'entende dès la sortie du métro Michel-Ange-Molitor. Les ambianceurs de tous âges n'ont pas tort de se chauffer la voix. L'exercice reste périlleux malgré la simplicité de la mélodie. « C'est un motif sur quatre notes, à intervalles conjoints (des notes proches), donc très facile à chanter, décrypte le chef d'orchestre Romain Dumas, qui a prêté main forte à Thomas Bangalter, l'ex-Daft Punk, sur son dernier ballet, Mythologies. La chute, c'est une sorte d'espagnolade autour d'une note qui, à la fin, fait comme un petit tour sur elle-même. »

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On doit ce tube au compositeur espagnol Juan Quintero Muñoz et à l'introduction tout en cuivres pétaradants d'En er mundo (« au bout du monde »), un célèbre instrumental datant de 1934. « Il s'agit d'un paso doble très ancien et populaire en Espagne et en Amérique Latine, surtout pour la corrida, souffle Joaquin López González, auteur d'une thèse sur le compositeur. Le...
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