Ce mardi, les premières réponses Parcoursup tombent pour les élèves de terminale. Dans les lycées, l’inquiétude reste forte. « Même les élèves qui ont de bons résultats sont inquiets, parce qu’ils savent que leurs notes ne leur garantissent pas d’obtenir la formation qu’ils souhaitent », observe Corine Tissier, psychologue de l’éducation nationale (PsyEN) en lycée et représentante du Snes-FSU, dont le rôle est d’informer, accompagner, mais aussi de rassurer les lycéens et leurs familles.
Depuis son lancement en 2018, la plateforme s’est enrichie. Mais cette évolution technique n’a pas réellement simplifié l’orientation. « Le passage d’APB à Parcoursup n’a rien facilité », estime Corine Tissier, pour qui le problème dépasse le fonctionnement de l’interface. « Parcoursup est un outil de sélection qui ne dit pas son nom », résume Géraldine Duriez, PsyEN et représentante des personnels PsyEN au Snes-FSU. Une sélection qui pèse particulièrement sur les élèves des voies technologique et professionnelle.
Une « réussite technique » mais « un échec politique »… Ce qu’il faut retenir de la mission parlementaire sur Parcoursup
Les écarts apparaissent dès la constitution des dossiers. Projets motivés, lettres de motivation, valorisation des activités extrascolaires : autant d’exercices plus simples lorsque les parents connaissent déjà les codes de l’enseignement supérieur. « Lorsqu’un jeune est accompagné par sa famille, la différence se ...
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