Née en 1945, inventeuse du verre réputé incassable, au fond duquel de nombreuses générations d’enfants ont cherché un numéro censé indiquer leur âge, Duralex a déjà échappé à la fermeture plusieurs fois. En 2024, ce sont ses salariés qui ont sauvé le verrier de la faillite en le reprenant sous forme de Scop (société coopérative et participative). Puis, en 2025, une levée de fonds auprès du grand public avait reçu en quelques heures des millions d’euros de promesses de dons.
Hélas, face à la faiblesse des commandes, la verrerie de la Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) vient d’être contrainte de demander son placement en redressement judiciaire. Jeudi 28 mai, la directrice actuelle de la Scop, Peggy Sadier, qui a remplacé François Marciano en avril dernier, en a informé le CSE. Le dossier a donc été déposé au tribunal de commerce d’Orléans.
Pour Pascal Sudre, secrétaire général de l’UD CGT du Loiret, cette décision n’est « pas vraiment une surprise ». « Les salariés s’y attendaient : depuis des semaines, une seule ligne de production fonctionnait et beaucoup étaient désœuvrés, explique-t-il. Cela confirme les réserves que la CGT avait exprimées au moment de la reprise en Scop, notamment concernant des besoins d’investissement très lourds dans l’industrie du verre, et aussi sur le choix de maintenir à la tête de l’entreprise un dirigeant déjà associé à des difficultés passées. »
Duralex avait demandé au tribunal de commerce d’Orléans un délai de 6 mois pour se laisser le temps de trouver des pa...
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