Après Shaqif et la zone de sécurité. Netanyahou va-t-il redessiner le Sud-Liban ?

أحمد حافظ,مدحت عبد الماجد قويسي - Aljazeera - 01/06
Les médias israéliens ont suivi le débat sur le concept de « zone de sécurité », son importance et la capacité de l’armée israélienne à le mettre en œuvre dans la réalité opérationnelle, mais les analystes estiment que cela ne garantit pas un environnement sûr et continu pour Israël.

Il y a 44 ans, une bataille majeure a eu lieu dans le sud du Liban pendant la guerre de 1982, au cours de laquelle 6 soldats israéliens sont tombés, laissant derrière eux une ancienne forteresse qui est depuis devenue dans la mémoire israélienne un symbole controversé.

Dans une scène qui rappelle le poids de ce souvenir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, dans un clip diffusé sur la chaîne hébraïque 13, que les forces armées avaient une fois de plus hissé le drapeau israélien et le drapeau de la Brigade Golani sur le château de Beaufort, décrivant ce moment comme un « changement radical de politique » et « briser la barrière de la peur », en préparation à l’établissement de « ceintures de sécurité à l’extérieur des frontières ».

Le château de Beaufort n’est pas seulement un monument des Croisés datant du XIIe siècle après J.-C., mais plutôt un monument archéologique et patrimonial bénéficiant d’une « protection renforcée » depuis 2024 au titre du Deuxième Protocole à la Convention de La Haye pour la protection des biens culturels pendant les conflits armés.

Il surplombe également d’une hauteur d’environ 700 mètres les pentes du Litani, de la Haute Galilée et de la plaine de Houla, et offre à ceux qui le contrôlent une vue globale du nord de la Palestine occupée et du sud profond du Liban en même temps.

C’est pourquoi cela s’est transformé en un nœud militaire difficile à dénouer. Selon les analystes des médias israéliens, il s’agit d’un point de tir vers Israël et de la « clé de la sécurité » du Hezbollah, avec ses capacités et ses complexes souterrains, en plus de son importance pour repousser les attaques et les raids israéliens.

La scène n'était pas simplement un retour symbolique à un site historique, mais représentait plutôt l'annonce d'un changement de vocabulaire devant la place. L’armée israélienne s’oriente vers le remplacement du terme « zone de sécurité » par la « zone tampon » que le sud du Litani a connue lors de plusieurs séries de guerres précédentes, et même lors de la récente escalade, dans le but de recadrer la présence militaire israélienne au nord du Litani dans un langage plus acceptable pour l’opinion publique internationale.

En Israël, un débat parallèle a éclaté, suivi par les journaux israéliens, centré sur le concept de « zone de sécurité », son importance et la capacité de l’armée israélienne à le mettre en œuvre dans la...
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