Enfin, j’y suis ! Dieu qu’il est difficile, ce jour-là, d’arriver jusqu’à la Convention nationale. Des milliers de sans-culottes, artisans, ouvriers et gardes nationaux marchent jusqu’ici. Leurs cris font trembler les murs : "Du pain !" Moi, sans-culotte et fier de l’être, j’appartiens à la section des Gravilliers, l’une des plus radicales de Paris. Je viens soutenir les pétitionnaires du mouvement des Enragés. Ils sauront faire comprendre aux députés qu’ils doivent écouter le peuple.
Défendre la République contre ses ennemis
Jamais la Révolution n’a été aussi menacée. Que dis-je, menacée, en danger de mort ! Ses ennemis sont partout, qui veulent l’assassiner. Sur nos frontières d’abord. Depuis qu’on a décapité le roi – bon débarras ! – et bientôt, espérons-le, son Autrichienne de femme, les puissances étrangères ont formé une coalition contre nous. Au nord, les Autrichiens poussent et occupent Valenciennes. À l’est, sur nos terres de Moselle, ils ont pris Sierck où leur soldatesque coupe mains et pieds. Des barba...
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